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Se lancer en tant qu’entrepreneur

Se lancer en tant qu’entrepreneur

Le passage du monde du bénévolat ou du salariat vers l’entrepreneuriat n’a rien d’évident en soi, surtout si l’on n’a pas dans son entourage proche des personnes qui sont chef d’entreprise.

Et, souvent, sur les réseaux sociaux, nous avons ce genre de commentaire :

Se lancer en tant qu’entrepreneur 1

Question d'entrepreneur 1

Se lancer en tant qu’entrepreneur 2

 

Et en face, on trouve ce type d’annonce hasardeuse et mensongère :

Se lancer en tant qu’entrepreneur 3

Ce qui m’a donné l’idée de cet article, afin de démystifier la création d’entreprise et expliquer en quoi il est important de se faire accompagner.

Les risques

Il y a deux risques principaux :

  • ne pas prendre le temps d’étudier son projet avant de le lancer,
  • ne pas se donner les moyens de lancer son projet.

Etre trop pressé d’entreprendre

En effet, le risque d’échouer est d’autant plus grand que l’on est pressé et que l’on veut sauter des étapes.

Vouloir reprendre une affaire, ou se lancer en indépendant réclame un minimum de réflexion sur :

  • nos objectifs de vie : pourquoi / pour quoi je veux faire ça ? (après quoi je cours ?)
  • nos motivations : comment vais-je y arriver ? Que vais-je mettre en place pour réussir ?
  • nos freins : qu’est-ce qu’il me manque ? Comment résoudre le problème ?
  • notre vision – souvent idyllique – du marché : on s’imagine être le roi du pétrole sans mettre sur pied une quelconque stratégie
  • nos peurs : c’est toute la différence entre regarder Indiana Jones tranquillement affalé dans son canapé et être à la place d’Indiana Jones : l’écart entre les deux situations peut faire peur, notamment lorsque l’entourage proche ne comprend pas notre projet et a peur aussi. Alors comment surmonter les difficultés et comment anticiper les risques potentiels ?

Procrastiner et ne rien entreprendre

A être trop perfectionniste on finit par ne rien faire. On veut être parfait du premier coup, mais la perfection n’existe pas en entrepreneuriat. C’est un peu comme la perfection dans la parentalité : on est  toujours de mauvais parents. L’important c’est d’être le moins mauvais possible et de toujours faire en sorte de s’améliorer. Donc avant de lancer son projet, il est nécessaire d’évaluer sa marge de progression et d’apprendre à apprendre. Ensuite, il faut apprendre à prendre du recul et à analyser sa pratique. Être critique avec soi-même, mais pas trop pour ne pas se figer.

L’autre écueil c’est d’attendre d’avoir le contexte idéal pour se lancer : c’est un leurre car le contexte idéal n’existe pas. Savoir se remettre en question de temps à autre, regarder ce qui se fait/se pratique autour de soi et prendre des idées, lire des livres sur l’entrepreneuriat et mettre en application certaines techniques, ainsi que sur son champ professionnel (revue professionnelles, livres) afin de se tenir informé des évolutions, être à l’écoute de ses prospects et réfléchir aux réponses qu’on peut leur apporter.

La solution de l’accompagnement

L’avantage d’être accompagné dans la création de son entreprise, c’est qu’on bénéficie du regard extérieur d’une personne qui connaît les problématiques de l’entrepreneuriat. Elle saura vous orienter utilement en vous posant les bonnes questions, en vous donnant de nouvelles pistes à explorer, ou encore des ressources à exploiter.

L’accompagnement est à la fois un exercice pédagogique, commercial, juridique, fiscal et comptable, situé entre la formation, l’orientation et le conseil. C’est un mélange de théorie et de pratique vous permettant de faire grandir votre projet, sans précipitation ni procrastination, avant votre immatriculation et après, dans le cadre d’un suivi personnalisé.

En effet, chaque projet est différent parce que le porteur de projet est différent, les conditions (secteur géographique, population, activité, ressources disponibles, réseau, famille…) sont différents.

Quels sont les éléments à prendre en compte dans la réalisation de son projet ?

Le porteur de projet

  • Qui est-il ?
  • Quel est son parcours ?
  • Quelles connaissances et/ou compétences a-t-il acquise qui sont en lien avec son projet actuel ?
  • Quelle est sa situation actuelle ?
  • Comment envisage-t-il son projet ?
  • Est-il seul dans ce projet ?
  • Quelle est la réaction de son entourage ?
  • De quels soutiens peut-il bénéficier ?

Le projet

  • Secteur d’activité du projet ?
  • Produits et/ou services proposés ?,
  • Qui sont les clients (profil type) ?
  • Où se situent-ils (zone de chalandise) ?
  • Qui sont les concurrents (énumération) ?
  • Que proposent-ils ? A quel prix ?
  • Quelle est leur zone de chalandise ?
  • Quel est leur panier moyen ?
  • Quel est le taux de satisfaction de leurs clients ?
  • Quels sont leurs points négatifs ? Quelle réponse peut-on apporter à cela ?
  • Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?
  • Quelles sont les conditions juridiques et réglementaires d’exercice de la profession ?
  • Qu’est-ce que vous mettez en place pour respecter ces conditions ?
  • Quelles sont les pratiques dans la profession ?
  • Qui sont vos fournisseurs ?
  • Certaines parties seront-elles sous-traitées ? Si oui, qui sont les sous-traitants ?
  • Quelles méthodes de vente envisagez-vous ?
  • Comment allez-vous prospecter ? Où ?
  • Quelle politique commerciale (publicité, promotion, prix) ?
  • Quel statut juridique et fiscal envisagez-vous ? Pourquoi ?
  • Quel sera le rôle de la banque (découvert, prêt, affacturage…) ?
  • Quel sera le rôle de l’assureur ?

La validation du projet

Maintenant, il faut passer à la mise en application sur le terrain :

  • La profession de foi
  • la recherche de prospects et de fournisseurs
  • la rédaction d’offres commerciales et promotionnelles
  • les signatures de promesses d’achat par les futurs clients et de promesses de vente par les fournisseurs
  • la mise en place d’un système de veille (technologique, concurrentielle et réglementaire).

Cela permet de vérifier que le projet est viable avant de s’immatriculer.  

L’accompagnement post-création

Après le lancement de l’activité, vous ressentirez le besoin d’une continuité de cet accompagnement pour quelques mois encore, d’abord pour ne pas vous sentir seul, faire des bilans d’étape à 3 mois, 6 mois, 1 an… et éventuellement revoir le business-model en fonction de l’évolution du marché, de votre situation personnelle et familiale, de vos choix de vie, des évolutions technologiques ou réglementaires…

En conclusion

Comme vous pouvez le voir, un projet de création d’entreprise est un choix de vie qui impacte non-seulement le porteur de projet, mais également son entourage, et inversement. De la même manière, la réaction de la banque, de l’assureur, des fournisseurs et des sous-traitants auront un impact sur le fonctionnement de l’activité et donc des conséquences sur la façon dont le projet pourra être perçu par la clientèle potentielle et réelle.

Le porteur de projet sera le garant de l’image que pourra avoir son projet tant au niveau des fournisseurs que des clients. C’est surtout son sérieux, ses compétences, ses conseils et sa communication qui feront la différence, au-delà des prix pratiqués, à prestations égales ou équivalentes.

Un projet viable est avant tout un projet qui a été réfléchis et travaillé en amont, qui est crédible pour les partenaires (banque, assurance), les fournisseurs (et sous-traitants) et les clients.

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Elsie FANTINO

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